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HISTORIQUE L'osier & les vanniers
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L'osier à
Rémilly |
Dès le XIIIème siècle, l’osier est
cultivé dans la vallée du Lozon ( Les archives livrent une
charte datée de 1273).
Il côtoiera les céréales et les prairies
(Rémilly avait son moulin, ses bouchers, sa laiterie…) pour
laisser de nos jours la place entière aux prairies.
Rémilly réunissait toutes les conditions
favorables à la culture des oseraies: Un sol de
marais, Le climat humide, La présence de quelques
saules.
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L'OSIER L'osier est
une plante vivace qui aime l'humidité et grandit sans
difficulté dans les lieux bas et marécageux. Plantation et
récolte se font en hiver. Récolté, il est mis en bottes. Deux
solutions s'offrent alors: Laissé tel quel, c'est de
l'osier vert, vendu tout "venant" ou lorsqu'il est sec, à
partir du mois de juillet. Jusqu'au printemps, il est mis
le pied dans l'humidité, puis à la montée de la sève il est
décortiqué, brin par brin avec l'aide d'un pelan (ou peloir)
ou, aujourd'hui, par une machine: la décortiqueuse. L'osier
vert devient alors osier blanc. Sa valeur a
triplé. |
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Dans la vallée du
Lozon, ils sont 150 ouvriers en 1727 à travailler l'osier, 200
en 1830. Dès 1848, l'industrie vannière est centralisée à
Rémilly.
Le vannier d'hier travaille assis, sur
une table appelée US, à la façon des statuettes de dieux
hindous. Avant d'être travaillés, les brins d'osier liés en
bottes sont plongés et laissés dans l'eau durant plusieurs
heures afin d'être assouplis. |
LES
VANNIERS

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| Le travail de l'osier n'est, pour certains,
qu'accessoire aux travaux agricoles. Le paysan vannier loue ou
possède quelques terres. Sa femme, aidée des enfants, récolte
et s'occupe des travaux de vannerie. Chaque famille travaille
pour son propre compte et apporte son produit à l'un des
quatre ou cinq "patrons" de Rémilly. Ces derniers portent
alors les marchandises à la vente, en voiture, à destination
des autres départements normands ou bretons. Le salaire à
proprement parler n'existe pas. L'époque veut le troc des
paniers contre les objets indispensables à la vie quotidienne.
"Payé" seulement lorsque sa vannerie est vendue, l'ouvrier
achète à crédit chez les commerçants. En 1830, le produit du
commerce ainsi effectué à Rémilly est estimé à 100 000 francs
or (Annuaire de la Manche 1830). Epiciers, boulangers,
bouchers, merciers font des affaires car le commerce est en
plein essor. |
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Vers 1860, les commerçants comptent parmi
eux Mr Auguste DUBOSCQ, qui tient un magasin de
mercerie-nouveautés.
Parallèlement, l'amélioration des voies
de communication ouvre les fermes qui produisent beurre et
viande sur le monde extérieur. La vannerie trouve là son
utilité : elle devient moyen de portage et de manipulation des
produits fermiers.
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